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Écoutez voir... La Condition des soies



carré jaune Théâtre

• Alain Halle-Halle / Compagnie-Atelier Alain Halle-Halle, 1984,
Salle Gérard Philippe, Villeurbanne; Maison de la Culture MC93, Bobigny. Avec Roland Amstutz, Anne Torrès, Anne Alvaro / Scénographie : Pierre Albert.
Patrick Bonté / Théâtre de la Poursuite, 1986-1987, Bruxelles, Sherbrooke, Montréal. Avec Christine Deschênes, Louise Laprade, Julien Poulin / Scénographie : Andreï Ivaneanu / Musique originale : Marco Giannetti.
Sylvie Mongin-Algan / Compagnie Sylvie Mongin-Algan, 1989, Coproduction Théâtre Les Ateliers, Lyon.
Christophe Perton / Compagnie Christophe Perton, 1996, CDN de Gennevilliers. Avec Christine Brotons / Scénographie : Christian Fenouillat / Lumières : Thierry Opigez / Costumes : Olga Karpinsky.


carré jaune Radio

• France-Culture, mise en ondes par Jean-Loup Rivière, 1983
, les Ateliers de Création Radiophonique. Avec Clotilde Mollet.

carré jaune Lecture, performance

Lecture par Annie Zadek, 1983. TNP de Villeurbanne (Forum du Jeune Théâtre) / Festival d'Avignon ("Lectures Contemporaines").


carré jaune Critique théâtrale

La force de cet acte théâtral signé Annie Zadek, où le je est omniprésent, vient tout d’abord de la qualité extrême de l’écrit et ensuite du rapport tendu qu’elle établit avec son public. À l’ombre d’un projecteur, vêtue de noir avec des bottines rouges, elle lit, livre en main, un texte dont elle connaît la moindre respiration, et ne cesse, une heure durant, d’exposer - mettre en scène - son corps qui pourtant ne bougera pas, et sa voix, qui pourtant se refusera à tout effet. Paradoxalement, c’est là ce qui fait ici théâtre, ce regard que vous êtes amené à poser sur elle, l’obligation qui est faite au spectateur de pénétrer dans son univers, d’établir le contact, la certitude envahissante que ce texte ne pouvait être écrit et dit que par elle. L’évidence théâtrale en somme. Joël Jouanneau. Révolution, 1983 (Sur la lecture par l'auteur au Forum du Jeune Théâtre de Villeurbanne)


Ce texte, nous le connaissions pour avoir vu et entendu son auteur le dire, pour l’avoir lu, pour avoir assisté à sa représentation par le regretté Alain Halle-Halle. Le voici redonné par Christophe Perton, avec une comédienne (Christine Brotons ) qui semble littéralement s’enrouler dedans (texte et tissu, en latin, c’est tout comme). Le caractère d’obscure féerie de l’œuvre est livré intact, avec quelque chose d’une scène primitive où père et mère, dans l’odeur des draps de l’armoire, se mettraient à revivre de morbides aventures dans la psyché de l’enfant qui les flaire. La Condition des soies ne doit rien perdre de sa fonction d’énigme périlleuse, à jouer comme à entendre. C’est ce qui s’est passé à Gennevilliers, dans les lumières de Thierry Opigez qui tombaient de biais sur le décor épuré de Christian Fenouillat et caressaient sans vergogne le corps de l’interprète, laquelle, manifestement guidée au plus près, a sans doute donné le meilleur d’elle-même, en un élan constant vers l’absolu que désigne ce texte rare, comme arraché mot à mot par l’écriture à toutes les fibres de l’être. Jean-Pierre Léonardini. L’Humanité, 1996

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• Éditions de Minuit, 1982
• Bazar Éditions, 2013 (Les Jockeys camouflés, direction Liliane Giraudon)
• Les Solitaires Intempestifs, 2016 (avec un texte inédit de Ph. Lacoue-Labarthe)
Mise à jour le 19.12.2017 © 2017 Juliette Gourlat
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